Willy Ronis

16 juillet 2010

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Si las de traîner aux terrasses de St- Germain des Prés en ces belles journées d’été vous désirez vous plonger dans la nostalgie des années 50 et du Paris d’après guerre, l’exposition rendant hommage au célèbre photographe Willy Ronis  garde ses portes ouvertes jusqu’au 22 Août au musée de la Monnaie de Paris.  Quelques semaines après sa mort, cette exposition nous fait rédécouvrir le Paris que nous avons perdu, un Paris engagé, un Paris poétique ou tout simplement un Paris d’antan comme l’on connu nos grands parents. Roni portait un regard singulier sur la vie de tous les jours: les enfants, les badauds, les amoureux, les travailleurs, les militants .. il avait le don pour nous transmettre avec émotions ces instants de vies volés ou plutôt empruntés à la rue. La rue,  son éternel sujet de prédilection. La poésie Roni nous donne envie de vous balader et de rencontrer à notre tour tous ces personnages insolites et pourtant si proches de notre quotidien. Le photographe qui aurait fêté son centenaire cette année nous laisse en tout cas un bel héritage et cette exposition montrant plus de 150 photos, célèbres ou inédites, rappelle l’engagement et et la grandeur de  l’un des plus grand photographes français du XXem siècle.

Jusqu’au 22 Août 2010

A la Monnaie de Paris

11 quai de Conti, 75006 Paris

McDermott & Mcgough

17 juin 2010

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Surnommés les dandys de la photographie, ces deux américains nous proposent à travers un voyage dans le temps leur vision de la vie quotidienne. Pour eux, vivre au XXI e siecle n’est pas synonyme de modernité puisque leur passe temps préféré est de se  projeter eux-même ainsi que leur oeuvres dans l’époque qui leur convient le mieux pour s’exprimer. En regardant leur travaux, on peut ainsi se retrouver tout aussi bien fin du 19em siecle, années 30 ou encore années 60.

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Pour leur dernière exposition intitulée « What you mean to me », présentée à la galerie Jerôme de Noirmont jusqu’au 3 Juillet,  les deux compères ajoutent une corde à leur arc en s’attaquant cette fois ci à l’art cinématographique. Un court métrage se situant dans les années 30 met en scène la belle  top britannique Agyness Deyn dans une histoire d’amour tragique ou l’ambiance hitcockienne laisse place au drame et au glamour pendant 13 minutes. Ce court-métrage a inspiré McDermott & McGough pour donner une nouvelle évolution à leur œuvre sur papier et ainsi l’exposition continue laissant place à des montages de photographies, peintures et dessins. Les œuvres exposées reprennent les portraits des acteurs et les intègrent au sein ou aux côtés de formes abstraites, construites et colorées. La nostalgie du passé permet ainsi a Mc Dermott & Mcgough  de mélanger style de vie à leur art  à une époque ou les repères historiques sont de plus en plus flous et les codes artistiques en constante évolution.

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GALERIE JEROME DE NOIRMONT

36-38 AVENUE MATIGNON 75008 PARIS

LUNDI-SAMEDI : 11H -19H

Penelope Czajkowski

Aurevoir Louise…

10 juin 2010

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Certaines personnes meurent seules et gâteuses, certaines ont ce don immense de garder la jeunesse éternelle, en tout cas celle de l’âme. Louise Bourgeois, malgré ses 98 ans, n’avait pas pris le temps comme course contre la montre, c’était au contraire avec le temps qu’elle était devenue cette artiste hors norme dont la fragilité, le courage et la sagesse avaient fini par être encensés.


Louise Bourgeois nous a quitté le lundi 31 Mai 2010 à New York, sa ville d’adoption, oú elle habitait depuis 1938. Louise était loin d’être une artiste reclue; ses fameux  « Sunday Salons », réunion dominicale tenue dans son studio de Chelsea organisée avec qui désirait  participer et débattre d’Art autour d’une tasse de thé, étaient encore d’actualité aps 30 ans d’existence et malgré l’approche de ses 100 ans. Ce centenaire on y croyait, tant Louise gardait en elle cette créativité presque juvénile dont ses propres souvenirs d’enfance, souvent obscurs,  constituaient la pièce maîtresse de ces oeuvres: « Tout mon travail, tous mes sujets ont trouvé leur inspiration dans mon enfance. » avait-elle déclaré un jour. Pas étonnant que son oeuvre majeure soit ainsi intitulée » Maman ». Avec cette sculpture géante de 9 mètres de haut, Louise utilise l’araignée pour renvoyer à l’image d’une mère tisseuse et protectrice, non sans rappeler sa propre mère, Joséphine Bourgeoise, elle-même restauratrice de tapisserie.


"Araignée", Musée Guggenheim à Bilbao Espagne, 2008

« Araignée », Musée Guggenheim à Bilbao Espagne, 2008

Avant d’être une sculptrice reconnue mondialement, on oublie souvent que Louise était une artiste entière passant de la peinture (sa première activité), aux gravures, aux performances ou encore à l’engagement politique en prenant part activement aux mouvements féministes des années 70.  Louise la battante, la satirique n’avait jamais dit son dernier mot. Il lui faudra attendre 1983 et 72 ans pour que le MoMa la sacralise enfin en lui offrant sa première rétrospective.


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« The runaway girl », 1938


Bien que naturalisée américaine, Louise restera dans notre coeur cette petite fille parisienne, élève du lycée Fenelon, et qui toute sa vie utilisera l’Art pour se remémorer son bonheur infantile ou à l’inverse pour  en cicatriser les blessures. Ce passé qu’elle a tant mystifié est aujourd’hui son héritage et sa douce manière de nous dire aurevoir. Louise est enfin soignée de ses plaies et est retournée reposer en paix dans les toiles protectrices de l’éternité.


Penelope Czajkowski

Le piédestal de Yinka Shonibare

8 juin 2010

Si l’arrivée des beaux jours vous donnent envie de lever les voiles Outre-Manche chez nos amis londoniens, ne soyez pas surpris d’une bouteille de 5 mètres de large posée sur l’un des piédestal de la place de Trafalgar Square. Ce n’est  rien d’autre que la nouvelle oeuvre d’art choisie pour prendre place aux côtés du cher Nelson dont la statue domine la place depuis 1842.

Depuis 2000, la Mairie de Londres a décidé que l’amiral Nelson devrait désormais faire de la place a l’art contemporain puisque chaque année un artiste est choisi pour venir s’installer sur le 4eme piédestal de la place. Depuis le 24 mai, c’est l’artiste britannique d’origine nigérienne Yinka Shonibare qui a l’honneur d’occuper  cette place en y installant un navire, modele réduit, glissé a l’intérieur d’une bouteille. Ne demandez pas comment l’artiste a-t-il réussi son coup, seul lui ainsi que les fabricants italiens qui lui ont conçu spécialement le modèle, détiennent a jamais le secret. L’empreinte de Shonibare est reconnaissable aux tissus empruntés pour fabriquer les voiles, celles-ci sont faites d’imprimés africains que l’on peut retrouver régulièrement dans ses oeuvres précédentes, comme par exemple ces robes africaines qui avaient habillées des mannequins lors de la scandaleuse exposition de Charles Saatchi « Sensation » dont Shonibare faisait parti.

Shonibare, issu de la génération des Young British Artist, inspire avec cette oeuvre directement liée a l’Histoire de l’´empire britannique a représenter la diversité culturelle qu’est devenu a ses yeux la ville de Londres aujourd’hui. Ce carrefour inter-ethnique n’est autre que le fruit d’un Empire autrefois dévoré par le désir d’expansion et de conquêtes territoriales. Le thème du colonialisme est un thème récurent chez Shonibare, c’est a la fois ce qu’il désire critiquer mais également acclamer . « Nelson ship in a Bottle » appelle ainsi a la célébration de cet héritage historique et culturel, point d’ancrage d’une société britannique aujourd’hui décomplexée.

Penelope Czajkowski

Lucian Freud au Centre Georges Pompidou

13 mars 2010

Reflet avec deux enfants, 1965

Nouvelle exposition à Beaubourg. Un parcours monographique autour de l’oeuvre de Lucian Freud avec pour point d’ancrage: son atelier. Un atelier laboratoire où le biologiste/artiste, à coup de pinceaux, ausculte la chair humaine, dans une pleine jouissance de la matière. Compositeur d’un microcosme où s’immisce une tension perturbante entre crudité réaliste et mise en scène quasi surréaliste. Microcosme où l’artiste, dans plusieurs autoportraits, apparaît en démiurge imposant et mute le spectateur, lui-même, en objet d’analyse.

Intérieur/ Extérieur, réflexions autour des autoportraits, relectures de grands classiques et exploration de la chair : l’exposition propose un parcours autour de quatre thématiques qui projettent le visiteur dans la singularité de cet univers artistique. La salle où l’on retrouve de grandes toiles de nu  est particulièrement impressionnante, voir oppressante. C’est la chair dans sa plénitude la plus magistrale et la plus crue, qui nous assaille. Qu’on aime ou pas, l’effet est radical.

P.S: Lucian Freud est le petit fils de Sigmund Freud. Né à Berlin,en 1922, il est de nationalité britannique. Il est le peintre vivant le plus cher au monde et a peint,  entre autre,  Kate Moss ou Elizabeth II.

Portrait nu avec reflet, 1980

Lucian Freud, l’Atelier
Centre George Pompidou (ne pas oublier que le centre est fermé le Mardi)
Du  10 Mars au 19 Juillet 2010.
Commissaire de l’exposition : Cécile Debray

Murakami + Kirsten >>> KAWAÏ

27 février 2010

Un clip  où Kirsten Dunst se mute en héroîne de manga. Plus kawaï que jamais. C’est signé Takashi Murakami et c’est toujours mieux qu’un sac Vuitton.

Bon week-end.

Bon Week-end.

Bookmyart.com

25 février 2010

Oui, enfin. Depuis six mois, je tiens ce blog. Un blog au service du site Bookmyart.com. Et Bookmyart.com a été lancé hier. On file, on fonce sur ce site original où les oeuvres d’art se louent et se vendent dans un environnement ultra favorable  . Je suis fière. Fière de Camille et Édouard qui ont mené ce projet jusqu’au bout. Quant à moi, plus que jamais, je m’attèle à vous informer de mes attractions sentimentales pour toute expo, artiste ou oeuvre d’art. Plus de temps. Je blog, blog, blog, blog.

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http://bookmyart.com/

Bookmyart.com

Chirurgienne Arty: Georgia Russell

2 février 2010

Georgia Russell, écossaise, ne peint pas, ne dessine pas, ne sculpte pas: elle dissèque de son scalpel tranchant, ce qui lui passe entre les mains. Journaux, livres, pochettes de disques… Pour la série HÉROS DE DEMAIN, ce sont des photographies qu’elle taillade minutieusement. Curieusement, les clichés ne semblent plus être la matière première de l’oeuvre. Ce sont les entailles même qui donnent naissance à ses personnages. Héros de demain, nés de la beauté fulgurante d’une blessure.

C’est Alexandra Senes (ex rédac chef de Jalouse, commissaire d’exposition visionnaire, et chasseuse de tendances avertie) qui m’a fait découvrir son travail.

Une artiste à suivre.

Georgia Russell/Héros de demain

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Elise Bonaventura

Rencontre avec Alexandra Roussopoulos

22 janvier 2010

Une allée aux airs de campagne. Une maison au cœur du XIXe arrondissement. Paris est loin : l’esprit divague. Alexandra Roussopoulos vous ouvre sa porte. C’est une jolie femme, souriante.

Une tasse de thé.

Vous grimpez des escaliers. La pièce est vaste et lumineuse. Des excuses sont faites. Beaucoup de ses créations sont en Suisse, le pays qui l’expose souvent et le pays de sa mère, Carole Roussopoulos, vidéaste activiste, engagée féministe.

Ce n’est pas si grave. L’Atelier est loin d’être vide. Régression jouissive. Retour au temps des maternelles. Un tube de colle UHU, sur le coin d’une table, un  normographe, de petites formes prédécoupées qui se baladent, des maquettes qui se construisent. Vous voyagez dans un univers au goût de barbes à papa, formes et couleurs se mutent en anxiolitiques.

Un microcosme se dessine, dans lequel mille et une choses trouvent leur place. De la petite surface prédécoupée, rangée au fond d’une boîte, à la toile sur châssis imposante, en passant par les photomontages, carnets, puzzles et maquettes, Alexandra dévoile un monde multi facettes, ponctué de flaques. Des flaques aux contours arrondis, qui pourraient s’étendre encore et encore. Aucune limite. La notion de liberté est ici omniprésente. Un monde mobile et sans frontières. Vous-même, vous vous surprenez à errer. Votre esprit s’évade vers un réel absent, happé par ces trous blancs, cernés de couleurs pastel.

Un réel absent qui n’est cependant pas radical. Alexandra est née en 1969, à Paris, de parents ultra militants. Elle ne pouvait donc pas s’imaginer dans une tour d’ivoire. Des hauteurs de son atelier, elle redescend souvent.  Confrontation avec la réalité violente. Elle s’implique dans des associations où son art sert d’échappatoire à ceux que la vie malmène. Ses photomontages, également, témoignent de cet intérêt profond pour ce qui l’entoure. Au milieu de manifestations, surgissent ses formes « flaques ». À sa manière, elle y appose son nom.

La tasse de thé est presque terminée. Des catalogues d’expositions s’ouvrent sur la table. Elle se plaît à évoquer ses nombreuses collaborations. Le travail collectif est essentiel pour elle. Elle y revient souvent. Une exposition organisée par ses soins autour de l’Eau, par exemple, pour laquelle elle a fait appel à de nombreux artistes, tous issus d’univers singuliers. Ou encore des cartes postales artistiques qu’elle et ses amis, également artistes, se sont plu à s’envoyer, donnant naissance à un livre unique, un brin surréaliste, Correspondances.

Il est tant de rentrer. Paris, dans la nuit. Vous songez aux formes d’Alexandra, et vous mettez quelques temps à redescendre sur terre. Sans aucun doute, vous passerez régulièrement sur BokkMyArt.com pour vous bercer à nouveau de son œuvre.

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http://pagesperso-orange.fr/montimage/alex/


Elise Bonaventura

Ryan McGinley à la Galerie du Jour, jusqu’au 31 décembre

7 décembre 2009

Le marais s’agite. Beaubourg est en grève. J’ai cru à une performance d’art contemporain. Il y a des panneaux partout avec justement écrit  “grève”. Mais, ce n’est pas une blague. On est samedi, et Beaubourg est bien en grève. Le milieu de la culture vacille, et les touristes errent, perdus.  Visites interdites, il faut se frayer un chemin au coeur de la masse, surprise et agacée, qui s’amuse à capter dans leurs appareils numériques, la France.  Je parviens cependant à la rue Quincampoix, un peu déboussolée. J’ai passé huit heures ce matin, à geeker et à écrire, et me voilà plongée dans le monde réel, celui où il n’est pas possible de porter des boules quiès et où le bruit, le mouvement, vous agressent jusqu’à vous provoquer une migraine insupportable.  Enfin, me voilà arrivée. Je pénètre dans la Galerie du Jour. Mes nerfs se relâchent. Le cadre aseptisé, les chuchotements des gens qui n’osent élever la voix, me détendent. Enfin. Je traverse la cour. J’ai hâte. Si je suis venue cet après-midi, c’est que l’un de mes photographes  béni du moment y est exposé: Ryan McGinley. Sa série, I know where the summer goes, donne à voir une nudité décomplexée. L’image d’une fureur de vivre à laquelle le corps s’adonne sans concession et sans contrainte. L’art d’une échappée belle, presque primitive, dans un cadre naturel quasi désertique. Malheureusement, il n’y a que trois clichés qui y sont présentés. Je reste sur ma faim, un peu déçue. Je découvre néanmoins un projet qu’il a intitulé MoonMilk. Je suis scotchée. Exploitant une nouvelle fois la nudité de ses sujets, il les engagent désormais dans un décor lunaire où leurs corps se confondent au minéral. C’est tout simplement sublime et terriblement vertigineux. Les tons rouges, oranges, bleus et verts transportent le spectateur dans une dimension quasi surréelle, kubrickienne.  A voir et à revoir.

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En Anglais, grâce à Gwendoline de Ganay!

The Marais is restless, Beaubourg is on strike. I thought it was a contemporary art performance. There are signs everywhere with actually written « strike ». But it is not a joke. It is saturday, and Beaubourg is really on strike. The cultural world wavers and the lost tourrists wander. Guided tours are forbidden, I have to force my way through the surpized and irrated crowd of foreigners that tries to gather, in their digital camera, the reality of France. I manage to reach however rue Quincampoix, slightly confused. I spent eight hours this morning, geeking and writing, and here I am thrown into the real world, where it is not possible to wear earplugs and where the noises and the movement irritate you until they cause an unbearable headache. At last, I have arrived. I enter the Galerie du Jour. My nerves feel relieved. The neutral setting, the whispering of people who don’t dare to speak out loud, relax me. At last. I walk through the yard. I can’t wait. If I came here this afternoon, it’s because one of my favourite photographers of the time is exposed here: Ryan McGinley. His series « I know where the summer goes », shows confident nudity. The image of unconstrained  bodies devoting themselves entirely to raging life. The art of a narrow escape, almost primitive, in an almost desert natural setting. Unfortunately, only three pictures are presented. I am slightly frustrated and disapointed. Nevertheless, I discovered a project titled MoonMilk. I am stunned. Exploring once again the nudity of his subjects, he now inserts them in a lunar setting where their bodies almost merge with the mineral. It is simply sublime and terribly breathtaking. The red, orange, blue and green tones take the onlooker into an almost sureal, kubrickian dimension. To be seen and seen again.

Ryan McGinley - When the summer goes

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Ryan McGinley - MoonMilk

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Ryan McGinley, Massimo Vitali, James Gooding, Marion Poussier, Claudia Imbert, Seldon Hunt et bien d’autres à la Galerie du Jour, 44 rue Quincampoix, dans le 4e, à Paris, jusqu’au 31 Décembre.

Crédit photo: Ryan McGinley, http://www.ryanmcginley.com/

Elise Bonaventura